Les défauts visuels et les pathologies oculaires

Les défauts visuels

La myopie

La myopie est un œil qui est trop convergent ou trop long par rapport à sa convergence : l’image de l’objet observé se forme en avant de la rétine, il est donc vu flou. La myopie touche la vision de loin mais peut également gêner en vision de près si elle dépasse une certaine puissance.


La correction se fait avec des verres concaves.


La prévalence de la myopie dans la population est de 15 à 20 % dans les pays occidentaux, cependant sa fréquence semble en augmentation au niveau mondiale et particulièrement en ASIE.

L’hypermétropie

L’hypermétropie est un œil qui n’est pas assez convergent ou qui est trop court par rapport à sa convergence. Dans ce cas, l’image se forme en arrière de la rétine.

Elle empêche la vision de près (lecture, téléphone…) mais gêne généralement moins en vision de loin. La correction se fait avec des verres convexes.

L’astigmatisme

L’astigmatisme se caractérise par une forme irrégulière de la cornée entraînant la focalisation des images lumineuses en deux points différents de l’oeil, ce qui implique donc une déformation de l’image. Un point rond sera vu comme une ligne par une personne astigmate. Cette amétropie touche aussi bien la vision de loin que la vision de près.

La correction se fait avec des verres toriques.

La presbytie

La presbytie est un processus naturel de vieillissement du cristallin caractérisé la perte progressive du pouvoir d’accommodation de l’œil.

Elle se traduit par la diminution de l’élasticité du cristallin lorsqu’il vieillit. Ce dernier est de moins en moins capable de modifier sa courbure. L’image des objets proches se forme donc derrière la rétine. la vision de loin est conservée. La correction se fait avec des verres convexes en VP.

Les pathologies oculaires

Le glaucome

Le glaucome est une neuropathie optique caractérisée par une montée de la pression oculaire entrainant une atteinte du nerf optique. Plus simplement c’est une pathologie oculaire qui va abîmer le nerf optique c’est à dire le nerf permettant le transfert des informations visuelles au cerveau, son altération par une pression oculaire trop importante va provoquer des atteintes du champ visuel.


Le glaucome est une maladie cécitante, si elle n’est pas dépistée et traitée à temps.

Son évolution insidieuse sans symptômes apparents ni gêne fonctionnelle ressentie par le patient, nécessite de consulter régulièrement un ophtalmologue à partir de 40 ans afin de dépister d’éventuels signes d’apparition.

Le glaucome ne diminue pas (sauf très tard) l’acuité visuelle centrale, mais il diminue notre capacité à voir sur le côté : peu à peu apparaissent des trous dans notre champ de vision.

 


En cas de glaucome, différents traitements sont possibles (collyres hypotonisants, traitement laser ou chirurgical) permettant généralement de limiter ou arrêter son évolution.


Un suivi régulier de la tension oculaire du fond d’œil et du traitement ainsi que des examens complémentaires sont néanmoins toujours nécessaires.

La DMLA

DMLA signifie Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge, c’est à dire un vieillissement « trop » rapide de la macula (partie centrale de la rétine et donc de la vision). La fumée de tabac est un facteur favorisant la DMLA.


La DMLA peut conduire à une perte de la vision centrale, tout en laissant intacte la vision périphérique.

Il existe 2 types de DMLA :

  • La DMLA dite « sèche » ou atrophique représente la forme la plus fréquente. Cette forme évolue lentement vers une baisse de l’acuité visuelle. Elle se caractérise par la disparition progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire de la rétine.
    Actuellement pratiquement aucun traitement, autre que préventif (compléments nutritionnels), n’existe pour cette forme de pathologie mais des recherches sont en cours.
  • La DMLA exsudative ou « humide » est la forme la moins fréquente. Elle se caractérise par la formation de nouveaux vaisseaux (« néovaisseaux ») sanguins sous la rétine, gênant ainsi la vision. Elle évolue plus rapidement mais peut être traitée par des Injections Intra-Vitréennes (IVT) d’anti-VEGF (molécules empêchant la création de ces vaisseaux) qui ralentiront voire arrêteront son évolution.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause en France de malvoyance.

Un dépistage précoce permet un meilleur suivi et traitement

La rétinopathie diabétique 

La Rétinopathie diabétique est l’une des 1ères causes de cécité dans le monde chez l’adulte.


Elle est le résultat de troubles vasculaires rétiniens chez la personne diabétique dont la maladie a été mal équilibrée pendant une longue période.


Les stades précoces se caractérisent par des occlusions et des dilatations vasculaires rétiniennes. Ensuite elle évolue vers une rétinopathie proliférative avec apparition de néovaisseaux sanguins dans la rétine.


Environ 40 % des diabétiques sont porteurs d’une rétinopathie, ce qui représenterait environ 1 000 000 de patients en France. Elle est aussi fréquente au cours du diabète de type 1 qu’au cours du diabète de type 2.


Un équilibrage du diabète est important pour limiter l’évolution de la rétinopathie.


En cas de diabète un suivi régulier chez l’ophtalmologue est nécessaire pour vérifier tout éventuel signe d’apparition de rétinopathie.


En cas de rétinopathie diabétique dépistée, il est important de surveiller régulièrement l’évolution auprès d’un ophtalmologiste.